500 signatures pour améliorer la visibilité des Objecteurs de Croissance.

 

 

 

MÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Nos campagnes sont en crise.

Le nombre d'agriculteurs diminue, les services publics disparaissent, les trains ne s'arrêtent plus aussi souvent et les grandes surfaces ont éradiqué le commerce de proximités. Mais qu'en est-il de nos villes ? Leur taille est démesurée, l'automobile y est maître, les plus pauvres sont relégués toujours plus loin alors que le centre est réservé aux plus nantis.

Nous, objecteurs de croissance, voulons rompre avec la dynamique de fractionnement du territoire avec des zones de plus en plus spécialisées. L'espace se cloisonne et les êtres humains font de même, à la recherche d'un bonheur individuel. Il est nécessaire de changer notre mode de vie mais, surtout, de changer le sens de nos vies et de ménager le territoire autour des notions de respect, de solidarité et de coopération.

Des priorités se dessinent aisément face à ces constats. Nous demandons que l'agriculture redevienne une priorité nationale au service d'une alimentation de qualité en adéquation avec son terroir dans le cadre de schémas " agriculture en transition ". Cela nécessitera d'imposer la notion de limite à la taille des exploitations afin qu'elles soient mises au service d'une consommation locale. Nous demandons le maintien absolu de tous les services public et le rétablissement des services de santé nécessaires aux populations rurales, de la petite enfance à la vieillesse. Un débat publique sur les transports devra avoir lieu, afin de sortir de la civilisation de l'automobile.

De même, il faudra repenser collectivement comment relocaliser les activités, afin qu'elles ne soient plus au service de l'économie mais au cœur des échanges et intégrées à nos espaces de vie.

 

PLAN D’URGENCE POUR LE MILIEU RURAL

Après un mois de campagne, une centaine de maires rencontrés, et de nombreux échanges avec les habitants des campagnes, je mesure l'ampleur de la catastrophe.

Ce qui se passe dans nos campagnes est réellement très grave.

C'est dans les campagnes aussi que s'exprime l'acharnement d'une société à faire disparaître toutes les structures encore à dimension humaine. Petites gares, petits commerces, petites postes, petites écoles... tout cela doit disparaître, ça n'est pas acceptable. C'est, là aussi une raison forte de mon engagement dans cette campagne.

Objecteur de croissance, je suis un militant de la simplicité volontaire. Dans les campagnes, de nombreuses personnes vivent cette simplicité volontaire (personnes âgées, foyer à revenu modeste…). Leur empreinte écologique est des plus faibles. La fermeture des services de proximité rend cette vie impossible. Les populations sont contraintes de quitter un environnement auquel ils sont attachés pour s'installer dans des agglomérations où la vie peut se transformer en enfer. Il faut donc dès maintenant adopter un plan d'urgence pour le maintien de l'ensemble des services publics en milieu rural. Il s'agit là d'une véritable mesure d'intérêt général. Nous pouvons imaginer un faisceau de mesures (réductions fiscales, allégement ou annulation de charges), mais j'insiste là-dessus, la vie doit continuer en milieu rural. Le déclin démographique du milieu rural a bien évidemment pour corollaire la concentration urbaine.

La concentration géographique des populations est tout aussi condamnable que la concentration des richesses par quelques uns.

 

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