500 signatures pour améliorer la visibilité des Objecteurs de Croissance.

 

 

 

DÉCROISSANCE DES INÉGALITÉS

La première des décroissances est la décroissance de toutes les inégalités pour insuffler un véritable changement de société.

Face à la démesure généralisée, nous, objectrices et objecteurs de croissance, voulons redonner du sens à la notion de limite. Il est urgent que la société décide collectivement de ce que sont le bon usage et le mésusage : En effet, pourquoi payer le même prix le litre d'eau pour boire que pour remplir sa piscine ? Nous, militants de la gratuité, nous nous battons pour l'accès libre et gratuit de tous les biens et services de première nécessité : eau, électricité, éducation, santé, poste, transports, etc. jusqu'à un certain niveau de consommation décidé localement et démocratiquement, suivi du renchérissement de l'utilisation supplémentaire.

Ce sont des droits inaliénables individuels et collectifs. Ils ne doivent pas être des enjeux économiques et des biens marchands.
Nous nous opposerons aux nouveaux "seigneurs" pour qui ces biens et services sont sources de puissance, de richesse et de domination. Leur gestion doit être collective et démocratique, comme pour tout service public. Un grand nombre d'objecteurs de croissance mettent en avant l'instauration d'une dotation inconditionnelle d'autonomie (DIA) couplée à un revenu maximum admissible (RMA) car la Décroissance se veut synonyme de partage.

Dans notre pays, l'écart entre un allocataire du RSA et les plus hauts revenus est de 1 à 4 000. Fixer un revenu maximum est donc une mesure de justice sociale, mais aussi de décence. Elle est à prendre d'urgence car le mode de vie des populations aisées et leur imitation concourent à la dégradation de la planète (pillage des matières premières, pollutions générées).

Un revenu minimum pour toutes et tous, versé en argent ou par l'accès garanti aux ressources de premières nécessité pourra redonner sens à notre société fondée sur l'égalité. Cela permet aussi d'en finir avec la centralité du travail, valeur bafouée par le poids économique qui lui est attribué.

Pour en finir avec la domination des uns sur les autres, nous défendons, par la gratuité du bon usage, le revenu maximum et la DIA, une justice à la fois sociale, économique, environnementale et culturelle. Décroître les inégalités, nous oblige aussi à redonner un sens à l'impôt.

Notre système fiscal au lieu d'être un outil de réduction des inégalités ne fait que les accentuer.
Pouvons-nous ainsi accepter que Mme Christine DUTREUIL, épouse du ministre Renaud DUTREUIL, réalise en mai 2007, une plus-value de 8 047 490 euros net d'impôts ? (cession de part au sein du groupe WENDEL).

J'ignore si Madame DUTREUIL fait partie de la France qui se lève tôt, mais un salarié célibataire rémunéré au SMIC se voit réclamer l'impôt sur le revenu...

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