500 signatures pour améliorer la visibilité des Objecteurs de Croissance.

 

 

Textes de personnes qui soutiennent la candidature Clément Wittmann

 

REPENSER L ‘ ECONOMIE POUR UNE AUTRE POLITIQUE

(Aux alternatifs,aux révolutionnaires et à celles et ceux que la politique de « croissance » inquiète)) Les catastrophes écologiques annoncées depuis plusieurs décennies sont maintenant imminentes,précipitant l'Homme et tout le vivant vers l'abîme.La prise de conscience de cet état de fait,alliée à une volonté d'aller résolument vers un autre monde rassemble nombre de femmes et d ’hommes soucieux de l ’avenir de l ’espèce humaine.

En dépit de leur engagement,ils ne peuvent que faire l ’amer constat de l ’échec de leurs résistances individuelles ou collectives qui se brisent sur des institutions qu ’ils ne veulent changer, même s ’ils reconnaissent le rôle de ces institutions dans la poursuite de la logique dévastatrice à laquelle ils souhaitent ardemment mettre fin. .Prisonnier de l ’obligation de participer au bon fonctionnement de ce modèle mortifère pour obtenir des moyens de subsistance ou/et des marques de gratification,aucun citoyen, qu ’il soit ou non en position d ’influer sur le cours des choses,ne se risque à élever publiquement la voix pour mettre en doute la validité des dogmes,postulats et obscures croyances sur lesquels ce modèle est construit,laissant ainsi le champ libre à l ’expansion de la pensée unique. Est-ce à dire aujourd ’hui,au vu de l ’ampleur du désastre,que la partie est définitivement perdue ?

Serait-il possible qu ’un autre monde soit impossible ?Certes non !Pouvons- nous encore édifier une société où le partage,la coopération et la complémentarité remplacent l ’égoïsme,la concurrence et la compétition ?

Nous disons oui ,car ce serait faire preuve de beaucoup de prétention et oublier l ’histoire que de croire éternel notre mode actuel d ’organisation ! Mais alors,est-il possible d ’adapter à la doctrine économique dominante et aux « lois du marché » les préoccupations écologiques et les valeurs sociales de liberté,d ’égalité ou de fraternité ?

Les échecs des tentatives réformistes initiées depuis quelque cinq décennies semblent bien prouver le contraire.C ’est ce constat d ’impuissance et d ’incompatibilité qui nous invite à sortir du réformisme et à entreprendre une mutation pacifique à partir d ’une nouvelle conception de l ’économie,une économie dominée par le politique où l ’on ne mesure pas le coût des choses en argent mais en consommation d ’énergie et de matières premières,une économie instituant la minoration de cette consommation comme facteur essentiel du progrès et dans laquelle le paramètre financier disparaît des critères de choix individuels et collectifs. C ’est seulement à partir d ’une analyse résolument différente de l ’origine des problèmes et avec un nouveau regard sur la finalité de l ’économie que pourrait se construire une stratégie politique susceptible de transformer radicalement notre Monde en péril.

Nous agissons,dans le domaine de l ’économie politique,comme si,embarqués sur un paquebot dont la coque est trouée sous la ligne de flottaison,nous ne pensionsa politique et nouspas à rentrer en cale sèche pour boucher l ’orifice .Notre stratégie consiste à rechercher indéfiniment et frénétiquement le meilleur moyen d ’écoper,à confier cette tâche,à tour de rôle,à celui qui se prétend le meilleur « écopeur » .Nous sommes certains qu ’il n ’existe pas d ’autre moyen de s ’en sortir que l ’écope,rejetant d ’emblée l ’idée que cette manière de gérer le problème est propre à un mode de pensée particulier,comme la conduite du ballon avec le pied est propre au football,tandis que d ’autres conventions s ’appliquent au handball. Nous sommes emprisonnés dans une cage virtuelle dont les barreaux sont constitués par notre incapacité d ’imaginer ou d ’accepter les propositions alternatives.Même les plus enragés des révolutionnaires de ce siècle se révèlent de parfaits conservateurs,en retard d ’une révolution,au vu de la mutation des modes de production qui s ’est opérée en moins d ’un siècle sans qu ’ils réagissent en conséquence,c ’est-à-dire en revisitant les fondamentaux économiques théoriques obsolètes . Avons-nous sérieusement envisagé d ’expérimenter d ’autres fonctionnements que ceux pratiqués naguère dans les pays de l ’Est ou ceux aujourd ’hui hégémoniquement imposés à la quasi-totalité du Monde ?Pas sûr !Curieusement,pour la plupart d ’entre-nous, l ’histoire de l ’économie politique semble s ’arrêter au vingtième siècle.Pourtant,une chose est certaine :les règlements,les lois,les conventions et les mécanismes que nous avons élaborés à partir de la révolution industrielle pour faire fonctionner nos rapports socio-économiques ne marchent pas.Plus ils dominent et plus ils durent,plus la vitesse de destruction de la vie s ’accroît. Le caractère mortifère de notre système de marché capitaliste ne s ’est pas manifesté avec autant d ’évidence aussi longtemps qu ’il a existé de larges espaces d ’expression pour la concurrence.La mondialisation a montré les frontières géographiques d ’un marché qui ne peut s ’étendre au delà de la planète et,en même temps,les limites de la compatibilité entre le profit et la concurrence dans le contexte d ’abondance potentielle qui est le nôtre depuis presque trois générations.. Ce que nous pouvons,depuis une quinzaine d ’années,appeler « Le Système » est à bout de développement.Il ne survit qu ’en s ’alimentant des désordres qu ’il engendre.Depuis plus de soixante-dix ans,miné par la disparition de la situation de rareté indispensable à la constitution du profit,le marché a commencé à devenir le théâtre d ’ une guerre économique sans merci pour tout ce qui vit,guerre économique mère de toutes les guerres qui se déclarent de par le monde,quels qu ’en soient les prétextes officiels. Dans les sports mécaniques,lorsqu ’un moteur est à bout de développement,les ingénieurs conçoivent une nouvelle architecture.Etonnamment,dans le domaine de l ’innovation conceptuelle en matière d ’économie,rien ne bouge.Nous en restons aux principes et solutions du dix-neuvième siècle et la Politique s ’adapte à cette inertie intellectuelle .La plupart de celles et ceux qui aspirent aujourd ’hui à l ’avènement d ’un monde meilleur demeurent dans cette vision surannée.C ’est pourquoi ils n ’avancent pas plus que tous les militantes et militants « progressistes » qui les ont précédés,en dépit de leur bonne volonté,de leurs déclarations plus ou moins velléitaires ou du changementpartiel de leur mode de vie. Cesser de réfléchir et d ’agir en fonction des paramètres économiques issus de la pensée unique et figée .Concevoir un monde et une stratégie de transition à partir d ’une conception de l ’économie débarrassée des vieux mythes,tels que celui de la rareté ou celui de la nécessité du profit financier.Démonter les mécanismes monétaires pour s ’en désaliéner .Voilà la démarche préalable indispensable à une réelle mutation politique. Mais que veut-on dire quand on parle d ’une nouvelle conception de l ’économie ?Quels sont les éléments nouveaux qui autorisent une réouverture du dossier ?On peut commencer par redéfinir la notion de richesse.Alors,allons-y !Parlons-en,de cette fameuse « richesse ». La richesse économique réelle (concrète)d ’un pays est déterminée tant par le volume et la diversité de ses ressources,sa capacité de les transformer en produits consommables, que par sa faculté de constituer un stock d ’excédents suffisant à compenser l ’importation de ce qui lui manque.Cette richesse n ’ a pas de lien précis avec le volume de travail humain et le nombre de travailleurs en activité,mais plutôt avec la nature et la quantité de ce qu ’ils produisent.Si cette production est presque entièrement automatisée,le pays et ses habitants s ’enrichissent considérablement,en dépit d ’une baisse aussi considérable du niveau de l ’emploi et de la dépense d ’énergie humaine. Une politique économique bien conduite consiste à répartir de façon harmonieuse le travail de production utile répondant à la demande des usagers ainsi que les produits qui résultent de cette activité partagée.Seule condition pour que cette économie fonctionne correctement :le niveau de productivité des actifs doit être suffisant pour assurer la production de la part de richesses servie aux inactifs,ainsi qu ’il est d ’usage dans tout pays civilisé qui se respecte. Le pays qui s ’appauvrit ou qui vit au-dessus de ses moyens est celui qui,dans une période donnée,détruit ou consomme plus de ressources indispensables qu ’il ne peut en reconstituer dans ce même temps.L ’activité de ses producteurs est alors effectivement non-rentable .De même,un pays qui exporte plus de richesses concrètes qu ’il n ’en importe,ou qui échange ses richesses concrètes contre de l ’information abstraite ou de l ’argent est un pays économiquement en danger (quand il ne sombre pas dans la plus grande pauvreté matérielle,comme nous pouvons l ’observer en regardant objectivement le « développement »,encadré par le FMI,des pays du Sud.). La richesse économique d ’un pays inclut l ’ensemble de son patrimoine de savoirs et de savoir-faire,l ’inventivité de ses chercheurs,la qualité de ses programmes de diffusion des connaissances et celle de son système de santé.Mais,dans notre mode de gestion,, l ’activité relative à la diffusion des savoirs et au maintien de la santé publique (tout comme la plupart de celles qui sortent des secteurs primaires et secondaires)ne peut trouver seule sa rémunération économique.Sa traduction en revenus,reste dépendante de la production et de la commercialisation financièrement profitable de richesses matérielles.

L ’ économie peut être conduite sans intégrer de paramètres financiers,car la richesse économique réelle n ’ a rien à voir avec une quelconque expression en valeur monétaire subjective et fluctuante.La monnaie d ’aujourd ’hui ne possède plus de valeur intrinsèque. Si 100 milliards d ’euros s ’effacent brutalement de la mémoire des ordinateurs ,cette disparition ne provoque aucune modification du volume des richesses matérielles consommables.Mais si 100 milliards de tonnes de céréales s ’abîment en mer,ce sont des milliers de vies animales et humaines qui sont condamnées à disparaître. Puisque nous parlons maintenant de la monnaie,il importe de dire que celle-ci n ’est pas rare,comme certains le prétendent.Pas plus que sa valeur ne repose sur l ’or,depuis belle lurette.Il est encore des gens pour croire qu ’elle est fabriquée par l ’Etat et que les banques ne peuvent prêter que l ’argent de leurs déposants .Voilà bien longtemps que l ’argent dont nous disposons et qui nous est vendu par la banque privée est tout simplement fabriqué ex-nihilo,à partir de rien,sous forme d ’écritures,par les agents de cette toute puissante institution.(C ’est la monnaie dite « scripturale » créée par l ’ouverture d ’un crédit sur un livre de comptes ),l ’Etat et la Banque Centrale se partageant les miettes que sont les pièces et les billets. Ce qui ne va pas,dans cette histoire,c ’est que l ’intervention des banques relève d ’une véritable escroquerie.Elles n ’offrent aucune garantie en échange de leur production virtuelle.En effet,la valeur de la monnaie d ’un pays repose sur la seule capacité de production de biens et de services de ses travailleurs.Autrement dit,c ’est le produit de la dépense d ’énergie des travailleurs qui fait la valeur de cette monnaie scripturale qui est crée puis vendue,sous condition d ’intérêt,à l ’Etat et aux citoyens par les banques ? Comme si nous devions payer un droit pour consommer les légumes de notre propre jardin! Nous fabriquons la richesse concrète,mais il n ’entre pas un centime dans notre poche pour pouvoir la consommer sans que quelqu ’un ne se soit endetté auprès d ’une banque pour qu ’elle sorte ce centime du néant d ’un trait de crayon et l ’introduise,en le prêtant, dans le circuit économique.Conséquence :plus un pays et ses entreprises se développent pour fabriquer de la richesse concrète,plus ils s ’endettent auprès d ’un organisme qui ne leur offre que du vent,tout en se prétendant matériellement créancier. La création monétaire est l ’activité principale et la source de profit la plus lucrative de la banque.Le problème majeur engendré par cette appropriation privée d ’un droit éminemment public,c ’est que la banque n ’assure pas la production de l ’intérêt assorti au prêt du capital.La masse monétaire en circulation est donc en permanence amputée des intérêts correspondants que tout le monde s ’acharne à récupérer en vendant sa production le plus cher possible aux dépens de ses concurrents.Mais la tâche s ’avère globalement irréalisable.C ’est comme si on donnait un ballon aux joueurs d ’un match de football et on leur demandait d ’en rendre deux au bout des 90 minutes.Quels que soient la rapidité des passes,le nombre des joueurs qui touchent le ballon ou celui de ses allers et retours d ’un but à l ’autre,le ballon aura permis de produire plus ou moins de jeu,mais les joueurs ne pourront rapporter que le seul et unique reçu au début de la partie.

L'intérêt est à la Banque ce que le profit est à l'Entreprise.Plus son volume s'accroît,plus elle s'enrichit C ’est ainsi que l ’ensemble des acteurs de la vie économique d ’un pays économiquement dynamique,Etat,collectivités,entreprises et simples particuliers,qui ne se donnent pas le droit de fabriquer la monnaie indispensable à leurs échanges commerciaux,sont condamnés,sous la contrainte du profit monétaire bancaire,à un ré-endettement permanent,pour assurer le service d ’une rente perpétuelle à une institution autant inutile que parasite et à une obligation continue de croissance de la production,croissance qui sert principalement à matérialiser les chiffres inscrits pour notifier les nouvelles ouvertures et consolidations de crédits.(ça vaut vraiment le coup de s ’interroger sur l ’origine,la nature,la réalité de la dette publique,autant que sur l ’identité des créanciers.). Une économie qui vit sous l ’emprise du profit financier place la population consommatrice en dépendance permanente des marchands.En effet,le pouvoir d ’achat qui parvient au consommateur au cours du cycle de production est toujours globalement inférieur au prix de vente qui lui est réclamé pour acheter ce qu ’il a fabriqué.Sans cela, l ’entreprise marchande ne pourrait réaliser le « bénéfice » dont dépend sa survie.Là encore,la chose est irréalisable pour tout le monde.La totalité du pouvoir d ’achat distribué au cours du cycle de la production ne peut suffire à la vente de toute la marchandise disponible sans qu ’il soit fait appel au crédit à la consommation,ainsi qu ’ à l ’exportation (surtout celle des armements qui ont l ’avantage de fournir un conséquent pouvoir d ’achat interne,sans avoir à être achetés par les consommateurs du pays fabricant ).De même,le producteur qui ne s ’est pas montré suffisamment « agressif »est condamné au dépôt de bilan.C ’est ici que l ’appellation « entre-prise » ,affectée à ces structures condamnées à s ’entre-prendre des clients et des résultats,revêt toute sa signification. Le pire,dans l ’affaire,c ’est que l ’argent,ce sang de l ’économie de marché qui règne sur la quasi-totalité de la planète,est considéré comme une marchandise ordinaire. On le raréfie,on le détourne,on le stocke à des fins spéculatives au mépris des besoins de l ’immense majorité des humains.Il est devenu le plus performant des moyens d ’asservissement que les peuples aient jamais connus au cours de l ’histoire. L ’indépendance de la Banque Centrale,chargée de contrôler tant bien que ma les émissions de crédit,prive l ’Etat de toute initiative en matière de politique monétaire. Impossible pour lui,depuis la mise en application de cette décision anti-démocratique, d ’influer sur une régulation des flux et reflux d ’argent au sein du circuit économique. Impossible d ’adapter sa politique budgétaire aux besoins des hommes,tout en la conformant à la réalité de la richesse matérielle.Seule compte en priorité,pour La Banque,la stabilité de la valeur de la monnaie nationale,quels que soient les besoins exprimés par les acteurs économiques.L ’autorité de la Banque Centrale,instrument institutionnel qui se substitut en l ’occurrence à l ’Etat,prime l ’intérêt général,celui des citoyens,celui de la Nation dont l ’Etat constitue,en principe,le gestionnaire qualifié.

Pour toutes ces raisons,la réappropriation publique du droit de création monétaire et le contrôle de la répartition de la monnaie doivent figurer en première place de nos préoccupations politiques. Aujourd ’hui,aucune économie au monde n ’ a besoin de la Banque ou de la Bourse,pour fonctionner.Ces organismes cancéreux n ’existent que grâce à notre ignorance et à notre crédulité soigneusement entretenues.Ils pourraient être avantageusement remplacés par des offices publics de distribution monétaire,tout aussi compétents pour ouvrir et fermer des circuits aller-retour de monnaie ou recueillir les données relatives aux besoins de la production et de la consommation,comme le fait tout bon contrôleur de gestion. Pour en finir avec le chapitre de l ’argent,comprenons bien que l ’exécution de la décision prise par une entreprise de délocaliser sa production ou d ’investir ses capitaux financiers dans un autre pays pourrait,si ce n ’était notre soumission aux conventions,n ’avoir aucune influence concrète sur la capacité de production locale.L ’outil de travail,les travailleurs et les savoir-faire n'ayant pas disparu ,il s ’agit de faire le choix politique de les conserver sur place et de continuer à les utiliser,à condition,bien sûr,que la production concernée serve l ’intérêt général .Le remplacement d ’un capita financier garanti par une capacité de production intacte n ’est qu ’une affaire de simple écriture après concertation démocratique,consultation et accord des organismes publics responsables. Dernier problème que nous évoquerons dans ce document :celui la constitution de la valeur marchande en fonction du rapport offre/demande,autrement dit à partir de la situation de rareté relative,rareté qui,depuis les années 20,sous la poussée irrésistible des gains en productivité résultant de la mutation technologique,s ’est transformée en une criminelle raréfaction de l ’argent et des marchandises les plus indispensables à la survie des peuples,au bénéfice de celle du profit financier.Partout,dans le monde,sous la pression des lois du marché,on ne cesse de s ’approprier des parts du bien commun,de détruire de la nourriture,des vêtements,des outils et des infrastructures en parfait état,de fabriquer des objets à durée d ’usage volontairement réduite,ceci dans le seul but de faire marcher le commerce financièrement profitable en maintenant de hauts niveaux de prix . Ces pratiques éhontées,mais institutionnellement légales,ne sont pas conformes à la demande des citoyens.Elles ne servent,à court terme,que quelques privilégiés,mais provoqueront probablement l ’extinction prématurée de toute la population humaine. Sans oublier,dans ce système où le dieu-commerce règne en maître absolu,dans cette société de marché où celle et celui qui n ’ont rien à échanger sont considérés comme des parasites et des parias,le chantage à l ’emploi,l ’obligation faite à la plupart des êtres humains de se vendre ,de fabriquer ou de vendre n ’importe quoi et à n ’importe quel prix pour obtenir la rémunération nécessaire à l ’acquisition du minimum vital.Et tout cela, non pas dans le but de pallier à un déficit de ressources économiques,mais seulement de pérenniser un organigramme pyramidal de société construit principalement autour de l ’association emploi-revenu.

Ces quelques considérations ouvrent des perspectives politiques et aident à préciser la forme de notre intervention dans les luttes sociales.Elles permettent d ’expliquer que l ’obligation de croissance n ’existe qu ’en fonction des contraintes virtuelles induites par les lois du « système » ,alors que l ’enrichissement réel coïncide nécessairement avec une politique de décroissance du gaspillage des énergies qui ne peut que stimuler le progrès. Et que ce n ’est que dans le cadre de ce système éphémère que nos revenus comme la pérennité de la protection sociale sont conditionnés par une obligation d ’accroissement sans fin de la production . Il va sans dire que revisiter la politique en ciblant son aliénation aux dogmes de la Finance et du Marché,c ’est s ’attaquer à un gros morceau.C ’est,aussi,entrer en rupture fondamentale avec notre appris et notre vécu,comme avec le modèle d ’organisation socio-économique qui les accompagne et les accords nationaux ou supranationaux qui en découlent .C ’est,enfin,opérer en situation d ’affrontement à des puissances qui ne disposent d ’aucun mandat populaire et se moquent de la volonté démocratique. Pour parler encore plus précis,l ’action politique qui découle de cette approche s ’inscrit principalement dans le champ du contre-pouvoir.(De la résistance civique,diraient certains !).D ’aucuns objecteront que « le système » s ’impose quasiment au monde entier,qu ’il est vain de tenter de se sortir de l ’étau de la mondialisation,cette mondialisation prétexte à nombre de renoncements et de lâchetés.A ceux-là,certains ont répliqué naguère,que:« le seul combat perdu d ’avance est celui qui n ’est jamais commencé »

Marc Groussain,le 29 Août 2005.